Il reprend également des aspects du Dieu de l'Orage Ba'al : il est appelé « dieu de la tempête », se voit attribuer des victoires sur des démons symbolisant le chaos (le Leviathan, Yam la mer). En particulier Jérusalem semble être quasi déserte à cette période. Elle commence en général par une plainte d'une personne auprès d'une autorité judiciaire, ou bien l'intervention d'un témoin d'une affaire, et peut prendre la forme d'une pétition. En tout état de cause, ils prennent place durant la phase de chute de l'Empire assyrien face aux Babyloniens et aux Mèdes, qui entraîne le retrait des forces assyriennes du Levant, où elles sont remplacées par le roi égyptien Psammétique, qui semble avoir laissé Josias tranquille (peut-être contre la reconnaissance de sa suprématie). On s'accorde pour considérer le règne de Josias comme une période décisive du point de vue de l'évolution religieuse du royaume de Juda. Depuis l'époque de Josias, la tendance parmi les groupes rédigeant le texte biblique est de centraliser le culte autour de ce seul temple de Yahweh, en détruisant les autres lieux de culte, en particulier les hauts lieux. À partir de la première moitié du VIIIe siècle (avec Amos et Osée) émerge en effet l'habitude de développer les textes d'oracles des prophètes et d'en faire les sujets centraux de livres : c'est le phénomène des « prophètes écrivains », même s'il est probable que dans bien des cas la rédaction des prophéties est due à des disciples reprenant les prophéties de leur maître. Le poids de la communauté revenue de Babylonie explique aussi l'importance des influences babyloniennes dans différents récits de la Genèse (Déluge, Tour de Babel, origine d'Abraham à Ur)[94]. La maisonnée et la communauté villageoise (dirigée par les Anciens, qui sont les chefs des familles) sont donc les unités socio-économiques de base du monde rural. J.-C., et une partie de sa population est déportée en Babylonie d'où elle revient plusieurs décennies plus tard durant la domination des Perses achéménides (à partir de 539 av. Plus prosaïquement, on considère souvent que le texte auquel il est fait référence serait la première mouture de l'« histoire deutéronomiste », donc la première mise en forme de plusieurs livres du texte biblique. À partir du milieu du Ve siècle, Jérusalem devient la capitale de la province de Judée (Yehoud), et ses fortifications sont reconstruites. Les deux tâches principales de l'épouse sont l'assistance à son époux dans la direction de la maisonnée, et la procréation. Cette vision, longtemps acceptée par les historiens, n'est désormais plus suivie. L'essor de ce type de tombes à Juda durant la fin de l'époque monarchique semble lié à la volonté d'affirmer symboliquement le poids de la famille élargie (bet ab), même si celle-ci est parfois menacée par les évolutions sociales. Les prophètes ont sans doute un ancrage social plus important que les prêtres du temple qui font partie du cercle des élites. L'araméen est en fait divisé en plusieurs variantes dialectales, un araméen de Judée au Sud et un araméen galiléen et samaritain au Nord. edmond stapfer . Les autres types de sacrifices d'animaux voient leur immolation mais pas leur crémation complète, seule leur graisse étant réservée au dieu, le reste étant redistribué au cours d'un repas impliquant les acteurs du rituel. La Judée (de l'hébreu יהודה, Yehudah au travers du latin Iudaea, ou Judaea) est le nom historique et biblique d'une région montagneuse qui correspond aujourd'hui à une partie de la Palestine et du sud d'Israël.Son nom vient de la Tribu de Juda dont elle constituait le territoire. Du point de vue des méthodes et des problématiques, les premiers temps de l'exploration de ces sites ont été marqués par ce qu'on appelle l'« archéologie biblique », dont la figure fondatrice est l'archéologue britannique W. F. Albright. d'aprÈs. Les messages rapportés par les prophètes de Yahweh de l'époque monarchique ont deux motivations majeures à destination du roi : faire en sorte qu'il vénère seulement Yahweh[196], et qu'il prenne soin du peuple, en particulier des plus démunis (la veuve et l'orphelin)[197]. Elles sont ancrées dans l'héritage agricole et pastoral de la société israélite mais ont reçu à la période post-exilique un sens supplémentaire, de commémoration d'un événement remarquable. Ce terme est parfois utilisé pour désigner les Israélites postérieurs, et sert de nos jours à désigner leur langue, l'hébreu[33]. Les malheurs frappant le peuple de Yahweh sont expliqués par la mauvaise attitude de rois qui déplaisent à Yahweh, annoncés par des prophéties, puis détaillés comme le témoignage de la colère divine en cas de non-respect de l'Alliance. L'attitude des Babyloniens vis-à-vis de la région conquise n'est pas claire : certains pensent qu'ils ont établi une administration active à Miçpa, d'autres qu'ils ne se sont pas vraiment souciés du pays après sa conquête[83].  |  Le système du sicle se met en place en Juda au plus tôt au VIIIe siècle, peut-être sous le règne d'Ézéchias[144]. Les tombes collectives sont généralement organisées autour d'un espace rectangulaire menant à plusieurs chambres funéraires, dans lesquelles sont aménagées des niches ou des banquettes où sont posés les cadavres. Les positions les plus « maximalistes » sur cette période sont cependant encore défendues par certains chercheurs qui considèrent les récits sur les Patriarches et l'Exode comme crédibles dans leurs grandes lignes, à l'appui de sources épigraphiques et archéologiques[13],[39],[40]. Si les historiens et archéologues considèrent pour la plupart qu'il leur est impossible d'étudier les textes relatifs aux origines des Israélites (Genèse, Exode) comme reflétant des événements historiques vérifiables, ils débattent surtout de la fiabilité des récits d'événements de la période de la monarchie unifiée de David et Salomon et de celle des royaumes d'Israël et de Juda. Dans le royaume du Nord, il dispose notamment de sanctuaires importants à Dan, Silo, Samarie et surtout Béthel qui semble avoir eu un rôle central avant la constitution du sanctuaire du Mont Garizim vers la fin de la période perse. Title: pdf 3 Author: thomas Created Date: La diaspora serait plus importante (peut-être 75 000 en Babylonie et 20 000 en Égypte)[89]. Les biblistes critiques sont d’avis que les plus anciennes rédactions remontent au plus tôt aux VIIIe – VIIe siècle av. L'écriture est de plus en plus utilisée au fil du temps, comme l'illustrent les attestations de plus en plus nombreuses de documentation écrite à partir du VIIe siècle, notamment sur des sceaux et des ostraca, les supports périssables comme le papyrus ou le parchemin ayant disparu sauf exceptions. J.-C.) voit la Palestine soumise aux royaumes hellénistiques (Égypte ptolémaïque et Empires séleucide) puis, après une courte période d'indépendance, à Rome, tandis que le judaïsme est confronté à l'influence de la culture grecque et à l'aube du christianisme. L'autre partie de la diaspora judéenne connue par des sources consistantes illustre un autre phénomène constitutif de la diaspora dès l'époque babylonienne, celui résultant d'une émigration volontaire. Cet exemple n'inspire pas la soumission à Ézéchias, lui aussi appuyé par des incitations égyptiennes et agissant de concert avec les autres rois voisins restés indépendants : il décide à la mort de Sargon de ne pas verser de tribut à son fils et successeur Sennachérib. Les résidences urbaines couvrent en général entre 40 et 70 m2, mais celles des élites dépassent les 100 m2, reflétant l'existence de grandes disparités sociales en ville ; elles sont plus vastes dans les sites ruraux, en général entre 100 et 150 m2, mais présentent moins d'écarts de taille ce qui semble indiquer des inégalités sociales moins poussées. L'expérience propre du peuple judéen joue manifestement un rôle important, pour donner une nouvelle impulsion au yahwisme. Ils sont censés remonter à Aaron (frère de Moïse), tandis que les Grands Prêtres sont les descendants de Sadoq, qui occupait cette charge sous Salomon au moment de la construction du temple de Jérusalem. Pour peser de petites quantités de biens précieux (or, encens, épices), on utilise une unité plus petite équivalent à 1/20 ou 1/24 de sicle. Les territoires d'Israël sont donc très bien couverts par les explorations archéologiques, aussi bien des fouilles régulières de sites que des prospections au sol permettant d'avoir une bonne connaissance de l'évolution du peuplement du pays durant l'Antiquité. Les récits relatifs aux implications des rois de Juda dans le commerce international sont absents de la Bible, mais le développement de sa partie méridionale durant le VIIe siècle pourrait être lié à une plus grande intégration dans les échanges à longue distance, en direction de la côte mais aussi des cités de l'Arabie du Sud[146]. Les sujets relatifs au droit de la famille et aux offenses sexuelles sont également abordés : mariage, relations parents-enfants, viols, avortements, etc. Cette conception s'enrichit alors de l'influence des textes historiographiques babyloniens qui présentent une pensée similaire[87]. Mais ils remonteraient sans doute à une époque antérieure. Le type le plus courant semble être celui que les textes bibliques qualifient de « haut lieu » (sg. Les plus anciens Psaumes et Proverbes pourraient ainsi dater de la période monarchique. Le poids de base, huit sicles, équivaut à un deben du Nouvel Empire égyptien. J.-C. (époque de la stèle de Mérenptah), par opposition aux cités des terres basses plus inégalitaires, puis de manière accrue au XIe siècle av. Dans un contexte d'absence d'entité politique israélite, on admet que la religion yahwiste (autour du Temple de Jérusalem) est un facteur identitaire essentiel, avec la composition du corpus biblique. L'héritier principal reçoit une part double de celle des autres fils ; c'est en principe le fils aîné (bekor), mais le père peut désigner un autre de ses fils à sa place dans certains cas[126]. Certains textes personnifient le Sheol et la Mort (māwet/mōt), en les présentant comme des sortes de monstres dévorant les défunts. Les murailles sont généralement massives, défendues par des tours et souvent ouvertes par une porte fortifiée unique, comme les « portes à tenaille » dégagées à Megiddo, Gezer et Hazor. Les axes majeurs des échanges à longue distance (la « Route de la mer » à l'ouest et la « Route du Roi » à l'est) évitent les royaumes d'Israël et de Juda, mais ceux-ci ont pu à plusieurs reprises tirer profit de la proximité de ces voies[28]. L'Exil à Babylone est en particulier une étape cruciale dans l'affirmation du monothéisme en créant une crise sans précédent chez les exilés. Deux facteurs ont joué : des arrivées de populations étrangères en Palestine, et inversement la formation de la diaspora et sa confrontation aux traditions d'autres peuples. Ces formes s’inspirent des modèles égypto-phéniciens et mésopotamiens. Les actes rituels courants utilisent d'autres objets cultuels proscrits par le texte biblique : les stèles et les arbres sacrés. Elle semble reposer avant tout sur : l'affirmation de Yahweh comme le dieu unique de son peuple, qui sont les Judéens et aussi les descendants du royaume d'Israël avec lesquels ils formeraient une communauté unique ; le rejet du culte des autres divinités, et peut-être déjà l'affirmation de leur fausseté, donc un véritable monothéisme et non une simple monolâtrie ; la constitution d'un lieu de culte unique à Yahweh, son temple de Jérusalem, ce qui passe alors par la destruction des autres lieux de culte de son royaume[75]. Concrètement, la justice est exercée par les autorités administratives, et en premier lieu le roi et les hauts dignitaires. Mais elles sont concentrées sur la période hivernale, et très variables d'une année sur l'autre : des variations de précipitations de 1 à 4 peuvent être enregistrées d'une année sur l'autre à Jérusalem (autour d'une moyenne annuelle d'environ 550 mm et 62 jours de précipitations)[26]. Pour leur entretien, les prêtres disposent d'un droit à percevoir une partie des productions de certains domaines (une « dîme »), ainsi qu'une partie des offrandes[193]. Palestine au temps de Jésus. J.-C.). Ces personnages peuvent être des conseillers au service du roi et soutenant ses projets, ou bien des opposants parfois farouches. Césarée de Philippe. Salmanassar soumet Damas et force Israël … Le Livre de Job confronte le principe de justice rétributive à la réalité qui le désavoue souvent, en voyant le succès des mauvais et le désarroi des justes, ce qu'avaient déjà présenté certains textes sapientiaux mésopotamiens (en particulier le « Poème du juste souffrant »), sans aboutir à des réponses aussi élaborées. Il s'agit de la communauté d'Égypte, documentée elle aussi par des textes bibliques et des textes retrouvés sur place, les papyri et ostraca écrits en araméen retrouvés à Éléphantine, datés de l'époque achéménide[147]. Les collèges cultuels (marzeaḥ) évoqués dans plusieurs passages bibliques renvoient à des institutions similaires d'Ugarit qui ont pour fonction de faire des banquets funéraires dédiés aux défunts, et pourraient avoir le même rôle en Israël. Les causes de ces évolutions sont discutées : le changement est sans doute lié à l'émergence des nouvelles entités politiques, la présence plus marquée de fortifications pourrait être due à un climat de violence[58]. La maisonnée, consistant en général en une famille élargie et des serviteurs (même si certains avancent que la famille nucléaire était plus courante), est la structure essentielle qui définit la place des gens dans la société et constitue leur cadre socio-économique de base, qu'elle travaille pour son propre compte, dans un cadre communautaire ou bien pour le palais royal ou des aristocrates (ces différents cas pouvant être combinés). professeur a la facultÉ de thÉologie protestante de paris . À l'est de la vallée du Jourdain s'étendent les plateaux de Transjordanie, dont une partie située au nord, le pays de Galaad et le Golan, était souvent intégrée à Israël. Le rôle des prophètes dans l'élaboration du yahwisme et du monothéisme n'est pas clair : on a souvent cherché à y voir de simples intermédiaires transmettant les volontés des milieux des élites yahwistes de la cour et du Temple, mais il se pourrait qu'ils aient joué un rôle important dans l'élaboration et la diffusion du monothéisme[195]. L'éventualité d'une influence de la religion perse sur certains écrits bibliques de la période est également en débat[95]. L'issue de l'affrontement diffère selon les sources : Sennachérib prétend avoir été victorieux, tandis que la Bible relate la destruction de l'armée assyrienne par un ange de Dieu, que certains ont interprété comme une épidémie ayant forcé les Assyriens à lever le siège. » dans Ex. J.-C. Détail de l'« obélisque noir », British Museum. D'autres peines visent à restaurer la faute commise, par exemple en remplaçant un objet volé. Le roi idéal connaît la Loi de Yahweh et la fait appliquer, il est juste, protège la veuve et l'orphelin[103]. Si certains de ces oracles, sous une forme de prose, semblent bien coller à des sermons prononcés par des prophètes, ils font souvent l'objet d'une reformulation ou d'une composition originale (notamment aux périodes tardives), sous une forme poétique et hymnique. J.-C. se sont accompagnées de débats sur les modalités de l'apparition de cette entité[47]. Cet ensemble de textes religieux présente cependant plutôt une sorte de programme et d'idéal qu'une situation réelle, et comprend de nombreux passages dénonçant des pratiques jugées incorrectes. Juda, vu alors comme une petite entité politique pauvre et faiblement organisée (même pas un État aux yeux de certains), serait plutôt dans une situation d'infériorité voire de soumission face à Israël[63]. La Ville Perdue . Le contexte d'exercice de cette fonction n'est pas clair dans la Bible : on trouve des prophètes isolés ou en groupe, à la cour royale ou dans des temples (comme c'est le plus courant dans les autres régions du Proche-Orient antique). Il s'agit de documents comptables et administratifs, mais aussi de lettres. La femme doit une fidélité exclusive à son époux, et l'adultère est puni de mort. J.-C., et mettent fortement en doute leur fiabilité pour reconstruire l'histoire de l'Israël pré-exilique[14]. Vallée de Hinnom On y adorait l’idole Moloch, notamment par des sacrifices d’enfants (2 R 23:10; 2 Ch 28:3). Ils ont eu un impact majeur en étant les lieux d'élaboration du monothéisme, autour de leur divinité nationale commune, Yahweh. Ce débat est d'autant plus aigu qu'il a une résonance politique et religieuse forte, en particulier en Israël, État dans lequel les références au passé antique ont souvent été mobilisées dans les discours politiques[19]. La population de Benjamin aurait diminué légèrement au Ve siècle, et avec elle la population de la Judée (autour de 30 000 habitants). La confrontation des croyances et pratiques religieuses de l'Israël antique avec les textes provenant des régions voisines, en particulier ceux d'Ugarit, est essentielle pour éclairer cet univers religieux particulièrement original[148]. Émerge alors un réseau urbain caractéristique de l'époque monarchique, dominé par les deux grandes capitales, Samarie et Jérusalem, qui s'étendent à leur maximum de cette période sur une surface de 60 hectares pour la première, et peut-être jusqu'à 75 hectares pour la seconde, ce qui leur donnerait (très approximativement) une population d'environ 15 000 habitants[64]. Les autres unités de poids mentionnées dans la Bible (maneh, kikkar) ne sont pas attestées. On ne s'accorde pas sur le fait de savoir quels sont les contours exacts des parties rédigées à cette période et du projet politico-religieux de Josias, peut-être lié aux ambitions conquérantes de ce roi ; certains (I. Finkelstein, N. A. Silberman et W. M. Schiedewind) tendent à faire de cette période la principale phase d'élaboration de la Torah, devant la période post-exilique qui est traditionnellement vue comme plus importante[74]. Différents rituels participant au culte des dieux (avant tout Yahweh) sont rapportés par divers passages de la Bible, même si leur déroulement n'est que rarement explicité. Elle se serait conclue par la destruction de plusieurs villes palestiniennes. Tyr. Il est désormais abandonné. L'histoire de l'Israël antique est généralement marquée par des débats importants et insolubles qui font qu'il est impossible d'en présenter une vision unifiée. C'est à partir de ce terme que l'on a qualifié les habitants qui en étaient originaires de « Judéens », puis de « Juifs » (yĕhûdîm), ce dernier mot recoupant le terme « Israélites » au sens de communauté religieuse[32]. Les Chaldéens, qui ont assiégé Jérusalem au 6 e siècle avant J.-C. sont postés sur la gauche de la carte, non loin des conquérants Romains, arrivés en 70 après J.-C. Souvent soutenue par des cercles bibliques ou des sociétés d'études bibliques, elle est caractérisée par la recherche des sites et des événements bibliques dont la véracité n'était pas contestée : époque des Patriarches, de l'Exode, de la conquête, de la monarchie unie, etc. L'Israël antique utilisait essentiellement des poids en pierre, taillés en forme de demi-sphère. Après sa conquête par Babylone et son incorporation dans l'Empire perse, cette région devient une province, la Judée[31]. Sarepta. La langue hébraïque est cependant préservée dans les cercles religieux, notamment ceux de Samarie qui conservent l'écriture paléo-hébraïque, tandis qu'à Juda triomphe au début de l'ère chrétienne l'« hébreu carré », évolution de l'alphabet araméen qui est à l'origine de l'alphabet hébreu[209]. Il faudrait leur attribuer des constructions monumentales nombreuses selon I. Finkelstein et sa « chronologie basse », là où est vue en général l'œuvre de Salomon ; quoi qu'il en soit la présence de ces monuments (palais, sanctuaires, murailles et portes) pour cette période n'est généralement pas contestée et témoigne de la prospérité du royaume. Ces documents sont regardés diversement par les chercheurs : certains les considèrent comme authentiques, d'autres comme des adaptations libres de décrets officiels, et les plus sceptiques y voient des faux justifiant les prétentions des anciens exilés face aux populations restées à Juda. La documentation servant à reconstituer l'histoire et la civilisation de l'Israël antique est dominée par les différents livres de la Bible hébraïque. Là encore, ils sont à l'honneur dans certains livres qu'ils dominent (Livre des Proverbes, Livre de Job, et l’Ecclésiaste qui est daté de la période hellénistique ou après), mais se trouvent dans d'autres parties. Cette campagne, du fait de son statut de seul événement majeur connu pour une période cruciale, a suscité beaucoup de débats et s'est vue attribuer diverses incidences politiques et phases de destructions de sites archéologiques, sans consensus faute de documentation suffisamment variée et d'une datation assurée[57]. Selon les tendances « minimalistes », c'est sous le règne du premier que cette entité serait devenue un véritable État[69]. Le monarque a un rôle cultuel : il prend en charge l'entretien du culte de Yahweh (et aussi des autres dieux quand il les accepte), y participe parfois, et peut aussi initier des « réformes » religieuses comme l'illustrent les cas d'Ézéchias et Josias. La dernière modification de cette page a été faite le 5 janvier 2021 à 21:45. Après la mort d'une personne, les membres de sa famille pratiquent un deuil de plusieurs jours marqué par des lamentations, des pleurs, l'arrêt des soins corporels, mais les comportements excessifs comme les lacérations sont prohibés[203].